Publié le 21

Niort tombe pour sa première

Malgré la défaite, le public niortais a découvert Antoine Doyen.

 

Les Niortais ont résisté, livré de beaux combats, mais ont logiquement chuté pour leur début en N1. Comment aurait-il pu en être autrement, entre une équipe niortaise très jeune dont les trois-quarts des joueurs n’évoluaient pas à ce niveau il y a un an, et une formation Saint-Pierraise emmenée par le Hongrois Nandor Ecseki (n° 32 français, 134 mondial), habitué au Pro Tour ?
Cette rencontre fut l’occasion de découvrir Antoine Doyen (n° 161), 19 ans, arrivé de Chartres à l’intersaison. Pour ses débuts, le néo-niortais héritait de l’ogre Nandor Ecseki. En verrouillant le jeu en service-remise et en montrant une belle énergie sur les longs échanges, Doyen réussissait à chiper la deuxième manche. Pas plus.
Il apportait tout de même un point à l’équipe niortaise en se jouant facilement de Baechler (n° 307). Auparavant, Thomas Bikindou (n° 356) avait réussi un belle perf en disposant de Poret (n° 194), le meilleur joueur français de sa génération, 11-8 à la belle. Niort chutait finalement 8-2.
Sur les tables voisines, la réserve niortaise décrochait deux petits points supplémentaires mais s’inclinait elle aussi pour ses débuts en N3.

Publié le 17

La réserve niortaise repêchée en N3

En rentrant chez lui il y a quelques jours, Yoann Baribaud a appris une excellente nouvelle au sujet de l’équipe n°2 du Niort TT. « La fédération m’a annoncé que notre réserve avait été repêchée en N3 au titre de meilleur septième de la première phase. C’est un gros coup de chance, on ne s’y attendait pas », reconnaît le nouveau coprésident. En fait, c’est le forfait d’une des équipes réserve de Fouesnant qui explique ce repêchage miraculeux. On retrouvera donc en N3 une équipe qui n’avait pas démérité il y a un an, en remportant une rencontre et concédé un nul. Les jeunes Antoine Sabiron (17 ans) et Mathis Letourneur (19 ans) seront de nouveau de la partie, encadrés par Nadine Brunstein, Anthony Couraud et Yoann Baribaud. « On espérait aussi pouvoir aligner notre recrue Nicolas Blandin, mais il risque de se retrouver brûlé rapidement s’il dispute trop de matchs avec l’équipe première pour compenser les absences d’Antoine Doyen », ajoute Baribaud. De son côté, Alin Bobonete, l’un des entraîneurs du club, se veut optimiste, alors que l’effectif de l’équipe niortaise est le plus faible de la poule : « Les joueurs ont acquis de l’expérience en N3. Certains jeunes ont même fait des piges en N2. Pourquoi ne pas réussir à se maintenir ? Maintenant, on est conscient que le club a un trou de génération chez les jeunes. On n’est pas le seul le club à connaître ça. Notre priorité sera de faire monter la R1 en PN pour que Jeanne Golab et Alice Barcq jouent à un bon niveau. »
Effectif : Anthony Couraud (1.881 pts), Nadine Brunstein (n°125, 1.849 pts), Yoann Baribaud (1.745 pts), Mathis Leourneur (1.670 pts), Antoine Sabiron (1.676 pts). Niort TT (B) – Cesson (B), samedi à 17 h.

Publié le 17

Niort tourne une nouvelle page

À 15 ans, Mathias Golab va découvrir la Nationale 1.

Avec une équipe très jeune et remaniée cet été, le Niort TT s’apprête à démarrer une nouvelle saison en N1 où l’objectif maintien sera le maître mot.

On a l’équipe la plus jeune de France, lance fièrement Yoann Baribaud, le nouveau coprésident du Niort TT. À deux jours du début du championnat de N1, le club niortais aborde une nouvelle page de son histoire dans un contexte sanitaire compliqué. En coulisses, les historiques Jean Pillet (président) et Paul Braud (trésorier) ont tiré leur révérence. Yoann Baribaud et Philippe Arcourt ont pris la tête du club, Olivier Moinard s’installant à la trésorerie.
Du lourd pour démarrer
Côté table, Gaëtan Renaudon, Simon Soulard, Clément Giret et Théo Guéry, les quatre meilleurs joueurs du club, ont quitté le navire après de nombreuses saisons de bons et loyaux services. « On ne s’est pas mis d’accord financièrement avec eux », explique Yoann Baribaud, qui préfère se tourner vers cette saison de N1.
Pour composer une équipe vidée de son sang, Niort a pioché trois joueurs dans sa réserve, tout en ne réengageant pas sa N2. « On a aussi recruté deux bons jeunes, Antoine Doyen (n°), 19 ans et Nicolas Blandin (n° 558), 18 ans. Malheureusement, Antoine, qui joue aussi en Suède et au Danemark, ne pourra pas disputer tous les matchs. Il vit au Danemark et risque de se retrouver bloqué au Danemark ou en France à cause de la Covid-19 s’il vient jouer pour nous », évoque Baribaud. « Ça va être difficile car la poule est relevée, ajoute le coach Alin Bobonete. On va faire monter deux jeunes de N2, formés au club : Bikindou (16 ans) et Golab (15 ans). C’est une belle expérience pour tout le monde, pour eux comme pour moi. Je vais jouer, car nos deux recrues ne peuvent être alignées ensemble lors de la première phase. »
Pour espérer se maintenir, Niort a ciblé deux équipes, moins armées que les autres : Abbeville et Le Canet. « Malheureusement, Antoine Doyen (n° 161) ne sera pas disponible sur ces matchs », regrette le technicien. On comprend que la mission maintien s’annonce très compliquée, d’autant que l’opposition sera redoutable, à l’image de Saint-Pierre, l’adversaire du week-end, qui vient d’engager Bojan Tokic (n° 65 mondial), et de Lille, qui a recruté Jao Monteiro (n° 80 mondial). 
Mouvements et effectif 
Arrivées : Antoine Doyen (C’Chartres, n° 161), Nicolas Blandin (Déols, n° 558).
Départs : Gaëtan Renaudon (Fouras, n° 169), Simon Soulard (TTGF Angoulême, n° 198), Clément Giret (Courbevoie, n° 327), Théo Guéry (Angers Vaillante, n° 311).
Effectif : Antoine Doyen (n° 161, 2.560 pts), Nicolas Blandin (n° 558, 2.214 pts), Thomas Bikindou (n° 356, 2.342 pts), Mathias Golab (n° 503, 2.241 pts), Alin Bobonete (n° 348, 2.352 pts).
Niort TT – Ent. Saint-Pierraise, samedi à 17 heures.

Publié le 10

Jean Pillet et Paul Brault, souvenirs croisés

Jean Pillet et Paul Brault ont quitté leurs fonctions vendredi.

L’AG du Niort TT, qui s’est tenue vendredi dernier, a permis de célébrer le départ de deux figures historiques du club,  Jean Pillet (président) et Paul Brault (trésorier). L’occasion d’échanger avec eux sur leurs souvenirs.
Quel regard portez-vous sur vos années passées au club d’Arts et Sports Niort, puis au Niort TT ?
Jean Pillet : « Beaucoup de positif. On a grimpé sérieusement sur le plan sportif, développé le nombre de jeunes participants, tout en équilibrant les budgets. Il a fallu que la ville et le département nous apportent une aide. En revanche, la région s’est retirée complètement. Cela me reste en travers de la gorge. Il y a aussi le mécénat. Sans toutes ces énergies, on ne serait pas arrivé à équilibrer les comptes, car avec 300 licenciés et quatre salariés, le club ressemble à une petite entreprise. »
Paul Brault : « À l’AS Niort, c’était bon enfant, on n’avait pas de salarié. On jouait pour le plaisir. Au Niort TT, en tant que trésorier, il fallait gérer quatre salariés. Ce n’était plus le même état d’esprit, mais le club a été obligé de passer par cette étape pour arriver là où il est. Cette année, j’ai par exemple géré plus de 500.000 € rien qu’en mouvements financiers. »
Vous souvenez-vous de vos débuts au club ?
J.P : « J’ai succédé à Guy Brin en 1985 au moment où j’arrêtais la présidence de la Ligue du Poitou-Charentes. C’est lui qui m’a dit qu’il fallait que je prenne sa suite. J’ai accepté, et j’ai réussi très vite à faire venir des joueurs de niveau national comme Jean Mallard. À partir de là, d’autres joueurs numérotés nous ont rejoint, comme Jean-Denis Constant et François Plessy. On a progressé aussi grâce à des joueurs formidables comme Santacalina, Daniaud, Rivaland, Raison, les frères Gouleau… »
P.B : « Quand je suis arrivé dans l’entreprise Christol en 1969, j’ai rencontré Guy Brin, le président de l’AS Niort. J’y ai pris une licence au club de tennis de table trois mois plus tard. Jean Béguier, l’un des créateurs d’Arts et Sports, était aussi le PDG de Christol, ça facilitait les choses quand on devait partir le vendredi sur les compétitions. En 1969, je suis rentré au comité départemental pour m’occuper des compétitions corpos, puis j’ai suivi Jean Pillet à la Ligue en 1970 comme trésorier. J’y suis resté 28 ans. »
Quel est votre meilleur souvenir au club ?
J.P : « C’est l’amitié que j’ai entretenue avec d’autres dirigeants et une majorité de joueurs. Dans les grands souvenirs, convaincre le député-maire de Niort, René Gaillard, de créer une salle de tennis de table reste un moment fort. Je suis allé le voir à l’Assemblée Nationale et nous avons passé une soirée pour qu’il me dise oui. Malheureusement, il est décédé quinze jours plus tard. Il a fallu recommencer avec Bernard Bellec. Il a mis six ans à accepter de construire notre salle actuelle destinée uniquement au tennis de table. La fusion réussie entre Souché et l’AS Niort reste aussi un grand moment en 2014. »
P.B : « Sportivement, c’est mon titre de champion du Poitou en 1975. J’étais classé 35 et j’ai battu quatre 25 dont Matarasso, un ancien 15. Je suis fier aussi de ma grosse centaine de titres décrochés en corpo et FFTT en 52 années de pratique. Je me souviens aussi d’être monté à Paris, en 1965, à l’âge de 16 ans, pour disputer une compétition où il y avait Jacques Secrétin. C’était quelque chose. »

 

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